Affronter ses peurs pour réussir sa reconversion

 

« Il faut affronter tes peurs, sinon tu ne feras rien ! ».

Vous avez sûrement déjà entendu ça les Allumées ?

Oui, on le sait bien, nous avons toutes des peurs ancrées en nous qui peuvent nous empêcher d’avancer.

Tout cela est très normal. Toute notre vie, nous avons affronté des peurs en tout genre. La peur du noir, la peur de l’école, la peur de faire du vélo sans petites roues.

Et puis la peur de s’engager avec quelqu’un, la peur de perdre son job, la peur de tomber malade, la peur de mourir.

Vaincre ses peurs est possible.

Dans le cadre de votre reconversion professionnelle, affronter ses peurs et développer la confiance en vous va vous permettre d’éviter de procrastiner. Cela va vous permettre de vous tourner vers l’action et d’avancer.

 

La peur c’est quoi ?

 

La peur c’est quoi ?

 

La peur est une émotion que nous ressentons toutes. Elle nous informe de l’apparition d’un danger potentiel. Elle est donc subjective puisque l’évaluation de ce danger nous est propre.

Le danger est-il réaliste ou pas ?

C’est notre imagination et notre perception qui va le définir et donc provoquer la peur.

Nous n’avons pas toutes peur de la même chose.

J’ai peur de sauter de ce rocher de dix mètres au-dessus de la rivière. Je reste là-haut, à regarder en bas en hésitant. Mon amie saute d’un coup sans hésiter, car elle n’a pas peur.

La peur est une émotion d’anticipation puisque le danger va arriver. Au moment où nous ressentons de la peur, le danger n’est pas encore là.

Nous anticipons le danger, qu’il soit réaliste ou pas.

Comme nous anticipons le danger, nous réagissons afin de l’éviter. En ce sens, la peur est une émotion protectrice indispensable à la vie.

Je vois une ombre passer derrière moi dans la rue et la peur m’assaille. De ce fait, je me retourne pour vérifier qui est derrière moi.

Si le danger est réel (un homme louche par exemple), je rentre dans un magasin pour me protéger.

Nous avons toutes des réactions différentes par rapport à nos peurs.

Ces réactions peuvent être fonctionnelles, mais parfois très handicapantes !

Se paralyser face à la peur ne permet plus d’avancer.

Parfois, cela peut être utile. Je vois un serpent à mes pieds. La peur me paralyse. Grâce à cela je ne bouge plus et le serpent passe son chemin.

Nous pouvons éviter nos peurs. J’ai très peur des araignées donc je ne vais jamais dans les pays tropicaux.

Cette stratégie nous enferme sur nous-mêmes et ne nous permet pas d’élargir nos horizons.

Il est souvent plus judicieux de tenter d’apprivoiser sa peur que de l’éviter.

À l’inverse, nous pouvons foncer tête baissée en niant le danger et la peur. Dans ce cas, nous ne prenons aucune précaution pour minimiser le danger. Nous nous lançons dans quelque chose qui peut être au-dessus de nos forces.

La peur est donc une émotion suggestive, protectrice et d’anticipation.

Dans le cadre de votre changement de vie professionnelle, il est normal d’avoir peur.

C’est un changement, c’est une transition. Sortir de sa zone de confort fait peur !

Mais cette peur ne doit pas vous paralyser, au risque de vous empêcher d’avancer.

 

Affronter ses peurs pour oser se lancer

 

Affronter ses peurs pour oser se lancer

 

Avoir peur de changer de vie professionnelle est naturel et plutôt sain.

Cette peur vous empêche de tout plaquer du jour au lendemain.

C’est elle qui vous permet de réfléchir, vous fixer des objectifs et une trajectoire viable.

Mais, il faut apprivoiser sa peur pour continuer d’avancer.

Pour cela, il faut connaître sa peur, l’identifier, et imaginer une réponse ou une solution.

Faisons le tour des peurs les plus fréquentes lorsque l’on change de métier ou de job.

Dotez-vous d’un cahier pour tout noter, car il sera utile d’y revenir dans les moments de doute.

 

J’ai peur de changer d’activité professionnelle

  • Réalisez un diagnostic général de vos peurs en répondant à ces questions : quelles sont vos peurs ? Mettez des mots dessus. Pourquoi avez-vous peur ? Quels sont les résultats que vous craignez, le pire qui puisse arriver ? Par exemple : j’ai peur de quitter mon emploi pour lancer mon activité indépendante, car j’ai peur de ne plus avoir de revenus. Je ne pourrai plus payer mon loyer et faire manger mes enfants.
  • Imaginez ensuite, pour chacune de vos peurs, la probabilité que cela arrive et d’éventuelles solutions. La probabilité que je n’aie plus de revenus est de 30 % (car j’ai lancé un side project et mon activité indépendante génère déjà quelques revenus). En cas de réel problème, je pourrai toujours chercher un job alimentaire et j’ai des économies.
  • Listez les choses que vous regrettez ne pas avoir faites dans le passé, à cause de vos peurs. Listez également celles que vous avez faites malgré vos peurs, que vous ayez réussi ou non. Le pire est souvent de ne pas essayer. Tenter quelque chose qui se solde par un échec est toujours mieux que de ne rien faire. Vous apprendrez de vos échecs. L’échec est en fait une expérience profitable.

 

J’ai peur du regard des autres

Vous craignez que vos parents vous reprochent de quitter ce “fabuleux” CDI bien payé ?

Vous pensez que vos amis ne vous considèrent pas comme assez experte pour vous lancer dans la création de sites Internet ?

Cette peur du regard des autres est toute subjective et très liée à votre estime de vous-même.

Nous en parlions justement la semaine dernière dans l’article sur le syndrome de l’imposteur que je vous invite à relire.

  • Listez les personnes dont vous craignez le jugement. Par exemple, j’ai peur que mes parents désapprouvent mon changement de vie professionnelle.
  • Pour chaque personne, notez l’importance qu’elle a pour vous. Mes parents sont importants, ma voisine non !
  • Préparez des arguments pour présenter votre projet aux personnes importantes dont vous craignez le jugement.

N’oubliez pas que votre vie vous appartient !

Vous ne pourrez pas faire plaisir à tout le monde !

Éliminez, grâce à cette technique, tous ceux qui ne comptent pas vraiment et dialoguez avec les autres.

Rappelez-vous que c’est en agissant qu’on révèle ses talents.

Rien de mieux que de reparler de tout cela avec vos parents une fois votre activité lancée. Laissez-leur du temps à eux aussi pour comprendre l’intérêt de votre projet.

 

J’ai peur de ne pas être à la hauteur

Vous avez peur de ne pas y arriver ?

Vous pensez ne pas être légitime ?

Là encore, le syndrome de l’imposteur vous guette.

  • Dressez une liste des points qui vous bloquent, des freins que vous percevez. Par exemple : je suis trop vieille pour me lancer dans un métier du web comme le blogging, c’est réservé aux jeunes
  • Pour chaque point, envisagez une solution en face, ou un moyen de compenser par autre chose. Je suis vieille donc expérimentée, j’apporterai une vraie valeur à mes internautes par la qualité de mes contenus sur mon blog.

Ainsi, vous transformez vos points faibles en atouts et vous n’en avez plus peur.

 

J’ai peur des difficultés financières

Avoir peur de manquer d’argent est certainement l’une des craintes les plus répandues pour les personnes en reconversion professionnelle.

Quitter ce confortable CDI et son salaire mensuel pour l’inconnu ?

Bien sûr que cela fait peur. En revanche, là encore pas question d’être paralysée et de ne plus avancer.

  • Listez vos objectifs dans la vie à court et moyen terme et calculez le budget que vous souhaiteriez en tenant compte de ces objectifs. Par exemple, mon budget mensuel idéal est de 3 000 euros soit 36 000 euros par an. En 2021 je veux partir 3 mois en voyage. J’aurai besoin de 8 000 euros supplémentaires soit 44 000 euros.
  • Calculez votre budget mensuel actuel (recettes – dépenses). Aidez-vous de vos relevés bancaires et soyez précise. Notez tout ! Catégorisez vos dépenses (alimentation/habillement/logement, etc.).
  • Sur ce budget, surlignez les catégories indispensables et prioritaires puis les dépenses que vous pourriez facilement ne pas faire.
  • Faites le point sur les économies que vous avez (si vous en avez).

Ces données chiffrées vont permettre de rationaliser vos pensées autour de l’argent.

Vous réaliserez certainement que vous n’avez pas rien en poche, et que vous avez du temps pour vous lancer.

Vos priorités vont changer et vous ne dépenserez peut-être plus autant d’argent dans les fringues comme vous le faisiez précédemment ?

Vous n’aurez plus ce genre d’achat compulsif puisque vous serez plus épanouie grâce à votre nouvelle activité professionnelle.

Avoir peur est sain et naturel.

Rester paralysée face à la peur peut en revanche être nocif pour votre projet.

Travaillez sur vos peurs, affrontez-les et apprivoisez-les pour passer à l’action et ne pas procrastiner.

Quelles sont vos peurs les plus violentes ?

Comment les dépassez-vous ?

Et comme chaque semaine, Likez et partagez cet article s’il vous a plu.

 

Le clin d’œil du moment :
“Avoir des peurs, c’est être vivante, remerciez-vous de prendre soin de vous !”

Bonne journée les Allumées !

 

 

 

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Cet article a 9 commentaires

  1. Tu dresses là un tableau très large et riche des différents types de peurs
    Cela permet de relativiser et d’y voir plus clair pour les éviter, les traiter ou les dépasser
    Merci et à bientôt

  2. Très intéressant cet article qui permet de matérialiser des peurs inconscientes pour les rendre pratiques et donc pouvoir les désamorcer. J’aime beaucoup le passage sur l’argent.

    1. C’est donc une peur que tu as apprivoisée ?

  3. Il est vrai que si on n identifie pas ses peurs, elles se renforcent pour constituer un véritable bouclier pour avancer. Les peurs sont saines et nous apprennent la prudence. Les analyser reste incontournable pour mesurer si il est possible d avancer sans grave danger. Je suis une fan de l’apprentissage, et une fois avoir bien travaillé un domaine, le dernier m en fait découvrir un autre et me pousse à me reconvertir. C est effrayant car nouveau, mais je mesure toujours avant de me lancer qinsi j ai moins peur. A bientôt

    1. C’est une excellente manière de gérer une peur : apprivoiser l’inconnu par l’apprentissage, bravo !

  4. Après avoir démissionné de l’Éducation Nationale pour le lancer à mon compte, je peux fièrement dire que la PEUR je la connais bien, et sous pas mal de ses formes ! Elle m’accompagne encore chaque jour mais je retiens ton clin d’oeil de fin d’article : l’avoir à mes côtés, c’est me sentir vivante 🙂

  5. C’est encourageant de voir que tout le monde a peur. Comme tu le dis, elles vont s’exprimer différemment chez chacun et en cela, on a tous nos propres défis a relever.

    Souvent lorsqu’une chose a plus de valeur à nos yeux, la peur de ne pas être à la hauteur augmente également.

    Rationaliser, peser, penser cette peur, la démasquer en quelque sorte, lui enlever de son pouvoir irrationnel est une bonne solution. Mais c’est pas tjrs facile !

    Merci en tt cas pour cet article.

  6. C’est un article que je partageai volontiers sur mon nouveau blog (Blogueur Senior) prochainement tant il me parle et parlera à mes lecteurs. Hyper efficace et très bien analysé. Du concret. A bientôt pour échanger à ce sujet !

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