Stéphane, un collègue qui vous veut du bien ! (Episode 3 & fin)

 

Hello les Winners ! Voici le dernier épisode de Virginie. Avez-vous lu les premiers ?

Nan, alors il faut commencer par là, cliquez ici et revenez lire la suite. Sinon, vous allez rien comprendre !

Toujours avec ses mots, son style et son cœur, elle nous raconte son histoire…

Pour information et par souci de confidentialité, les prénoms des protagonistes ont été changé. Sauf l’auteur, elle est authentique !

Merci Virginie de nous faire confiance.

Dans l’espoir d’aider celles qui en ont besoin !

 

Nous étions maintenant 6 dans l’équipe.

Nous étions maintenant 6 dans l’équipe y compris le pervers narcissique !

Astrid avait fini par trouver un emploi qui lui convenait mieux et nous avait quitté.

Nadine était plus que jamais sous l’emprise de Stéphane. Trois ans s’étaient écoulés depuis le début de leur relation. Ils étaient tous deux en plein divorce. Ça se passait particulièrement mal pour Nadine.

Elle avait tant mené son futur ex-mari en bateau, qu’il n’avait maintenant que de la haine à son égard.

Elle avait un comportement que j’avais de plus en plus de mal à supporter.

Elle n’était plus du tout impliquée dans son travail, même sur les tâches les plus basiques.

Cela avait le don de me pousser à bout, surtout lorsque cela impactait directement nos clients.

 

Stéphane quant à lui, était fidèle aux consignes qu’il avait donné à Nadine.

Il se contentait lui aussi du minimum syndical. Les jours ou il ne dispensait pas de formation, il s’enfermait dans une salle pour être soi-disant au calme. Il avait en charge le développement du site web et mettait en avant le côté trop bruyant de notre open space.

Cela le déconcentrait !

On se doutait bien que cet isolement lui permettait d’utiliser son temps autrement que pour le travail.

Nadine l’y rejoignait d’ailleurs régulièrement pendant de longs moments, nous obligeant à gérer le standard téléphonique dont elle avait la charge.

Quand Danny organisait une réunion d’équipe !

Quand Danny organisait une réunion d’équipe !

Nous étions maintenant bien loin de l’atmosphère détendue et bon enfant du passé.

Elles étaient souvent l’occasion de recadrages destinés aux deux tourtereaux.

Stéphane y participait car il n’avait pas le choix. Il alternait entre désintérêt et remarques cinglantes. Il tentait de démontrer l’inutilité de ces réunions et que leur seul but était de tous nous manipuler.

Venant d’un manipulateur, c’était un comble !

Pour autant, lorsqu’il formait nos clients, leur satisfaction était toujours au rdv.

Les éloges sur la qualité de ses animations pleuvaient.

N’oublions pas qu’il avait une grande capacité à changer son comportement et ses opinions en fonction des gens ou des situations.

Il le faisait merveilleusement bien face à ses stagiaires : il était le « king » lors de ces faces à faces, jouissance extrême pour lui !

 

Lorsque Stéphane, notre Pervers narcissique était en congés !

L’atmosphère de travail devenait enfin sereine. On riait et on était détendu comme avant.

Mais son retour était souvent annonciateur de nouveaux coups bas, ça montait toujours d’un cran.

Stéphane connaissait le caractère de Martine, pas du genre à se laisser marcher sur les pieds ou se laisser manquer de respect. Il ne cherchait donc pas les confrontations directes avec elle mais la jouait plutôt à la « sournoise ».

 

Martine avait évolué dans ses fonctions, elle s’en était donné les moyens.

Martine avait évolué dans ses fonctions, elle s’en était donné les moyens.

C’était juste insupportable pour Stéphane. Lui qui voulait asseoir sa supériorité auprès de tous, il se sentait maintenant menacé.

Je vous passe la liste des « sournoiseries » qu’il a mis en œuvre pour nuire à Martine.

Elle n’en pouvait plus.

Je n’en pouvais plus.

Personne n’en pouvait plus de ce type.

 

Danny entendait la détresse de chacun. Il avait décidé de voir un avocat.

Il espérait obtenir des conseils, des solutions pour sortir la société de cette mauvaise passe.

L’avocat : Vous avez des preuves factuelles des agissements de votre collaborateur ?

Danny : Non, il est irréprochable dans les missions qui lui sont confiées. Tout est fait en douce, il s’arrange pour ne laisser aucune trace.

L’avocat : Si vous ne pouvez produire aucune preuve recevable, oubliez donc le licenciement pour faute !

Danny : Le licencier pour mésentente ?

L’avocat : Je vous le déconseille vivement ! Vu le personnage, le risque qu’il vous poursuive en justice est grand, voire inévitable. Les frais de procédure seraient trop lourds à supporter pour votre petite entreprise, cela la mettrait en péril !

Voilà ce que fut la conclusion de cette rencontre.

Continuer de subir était désormais la seule voie possible. Il n’y avait pas d’autre issue.

 

« Virginie, je dois te parler » m’annonça Martine quelques semaines plus tard.

Je vais partir, je vais démissionner. Je dois le faire...

« Je vais partir, je vais démissionner. Je dois le faire. Sinon, je vais y laisser ma santé. J’ai déjà donné pendant huit ans avec mon ex-mari. Je ne peux plus. »

Quel coup de grâce ! Tout s’écroulait autour de moi.

Elle qui était si forte, qui avait tant de personnalité, elle qui savait si bien tenir tête à Stéphane…

Elle était mon plus grand soutien pour faire face à ce pervers narcissique.

Elle avait fini par réaliser qu’elle devait s’enfuir.

Comment allais-je surmonter ça sans elle ?

Je me sentais si seule sans elle….

 

Comment vais-je m’en sortir ?

Danny et Christian (son associé) me soutenaient comme ils pouvaient. Mais ça ne remplaçait pas Martine avec qui j’avais fini par nouer un lien très fort.

Son départ rendait Stéphane encore plus virulent avec moi.

Désormais, Danny et Christian faisaient en sorte de ne pas me laisser seule en sa présence. Ils savaient que je redoutais cette situation.

Je rentrais chez moi le soir avec des ruminations plein la tête. J’avais du mal à trouver le sommeil. Puis, je me réveillais soudainement : j’imaginais le comportement qu’il aurait le lendemain, comment j’allais y faire face, etc .Je perdais confiance en moi, j’étais prise de crises de panique.

Je somatisais et les problèmes de santé se multipliaient. Je maigrissais, je dépérissais.

 

Stéphane était encore plus lunatique qu’avant.

Ça avait le don de me faire cogiter encore d’avantage.

Un matin, j’ai décidé qu’il fallait que je coupe toute communication avec lui.

Sur le coup, ça m’a soulagé. Je me disais : plus d’échanges, plus de dénigrements ou de prise de tête.

J’avoue, c’était plutôt « simpliste » comme raisonnement. Mais pour moi, c’était comme une petite victoire qui m’éloignait de sa malveillance.

A partir de ce jour, nous ne nous sommes effectivement plus jamais adressé la parole. Enfin, plus pour réellement communiquer…..

Pour corser le tout, cette période était très tendue sur le plan commercial. Une réforme avait considérablement impacté notre secteur d’activité et le chiffre d’affaire chutait à vue d’œil. Et mon salaire de commerciale avec !

 

Je me sentais en danger financièrement.

Je me sentais en danger financièrement.

Je ressentais physiquement les effets d’un stress et d’une angoisse, qui jusque-là, me semblaient surmontables.

Je me démenais comme je pouvais pour limiter la casse côté commercial.

Dans ce contexte, l’attitude nonchalante de Nadine m’était devenue totalement insupportable et inacceptable. Elle semblait ne pas se sentir concernée par les difficultés de l’entreprise.

Assise devant son écran d’ordi, elle passait des heures sur internet ou sur son téléphone perso. Ses journées au travail se résumaient à 1 h de travail (le vrai) et 7 h de glandage.

Quand Danny revenait d’un rdv, elle faisait semblant de travailler. Il n’était pas dupe mais manquait de fermeté.

Même avant l’arrivée de Stéphane, Je ne l’avais jamais sentie cette Nadine. Son côté mielleux transpirait de fausseté.

J’étais à cran.

 

J’étais si révoltée par son comportement que j’ai provoqué une altercation avec elle.

Deux fois. Elle en a pleuré.

Ça ne me ressemblait pas d’être aussi virulente dans mes propos. Je perdais pied, je n’étais même plus capable d’y mettre les formes.

Alors bien sûr, Stéphane s’en est mêlé.

C’était la goutte de trop.

Voilà comment ce courant doux du départ est devenu progressivement du 220 V. et a fini par m’électrocuter.

Après un énième week-end de migraines et d’insomnies, je n’ai pas su aller travailler un lundi. J’étais comme vidée, je me sentais morte de l’intérieur. J’étais terrorisée.

 

C’est ainsi que j’ai moi aussi quitté l’entreprise. C’était 1 an après le départ de Martine.

Stéphane avait gagné cette partie machiavélique : Il m’avait eu à l’usure.

Il avait réussi à pomper mon énergie vitale, comme pour y trouver son propre carburant.

J’ai compris que même démasqué, un pervers narcissique est une personne à fuir.

Son seul objectif est de détruire l’autre.

Comprendre ce qu’il est, tenter de s’ajuster ou se protéger ne suffit pas.

8 ans de vie professionnelle auprès d’un Pervers Narcissique, ça laisse des traces, forcément.

Il m’a fallu plus de 2 ans pour me relever.

Avec le recul, je peux affirmer que cette épreuve a été riche d’enseignements.

Avec le recul, je peux affirmer que cette épreuve a été riche d’enseignements.

C’est dans les situations difficiles que la personnalité des gens se révèle.

La perversité de Stéphane a mis en lumière ce que chacun portait de bon ou de mauvais en lui.

Mais la plus belle chose que cette histoire m’a apporté, c’est une très belle amitié avec Martine.

Fin !

 

Le clin d’œil des Allumées :
“Prenez soin de vous, réveillez-vous, libérez-vous ! Votre vie est précieuse…”

“Les Allumées du Casque vous souhaitent une belle journée !”

 

 

 

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